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DJANANG signe un bon retour à Aix en Provence - samedi 18 juillet  
22/07/2015

Ce combat n'était en effet pas inscrit dans l'agenda du dijonnais d'origine camerounaise tant et si bien qu'il y 2 mois, il s'accordait les seules vacances annuelles dans son pays avec toute sa famille, loin de ses obligations professionnelles de chauffeur/livreur en lingerie industrielle. Car si Patrick s'entraîne comme un professionnel, son statut - comme c'est le cas dans tous les sports de combat, avec quelques rares exceptions en Boxe Anglaise - n'est pas reconnu comme tel. Il lui faut donc composer avec un emploi et lui, travaille dès 4h30 du matin, tous les jours de la semaine. Sa préparation souffre donc de ses plannings professionnels et de ses obligations familiales de père de famille.

Pour ce combat, le challenge était encore plus grand et Patrick aurait pu refuser mais il devait "remonter sur le ring pour définitivement effacer la déveine de ses dernières sorties et oublier son divorce diffficile d'avec son ancien club" dixit le concerné. C'est donc malgré un mois de ramadan, une préparation tronquée et toutes ces contraintes que Patrick a accepté de combattre.

"Il y a eu un forfait de dernière minute et ils me faisaient suffisamment confiance pour m'appeler au pied levé. J'avais déjà du renoncer à une opportunité de ceinture mondiale en Muay Thaï une semaine seulement après mon retour du Cameroun. A ce moment-là, je n'étais pas prêt pour un 5x3mn dans les règles de l'art. Mais là, je ne pouvais pas refuser, d'abord parce que je pouvais faire le hold up, j'en avais les moyens et puis, parce que ce tournoi me permettait de me qualifier au grand tournoi mondial qui réunira en octobre prochain les meilleurs -75kg. Et, puis, à refuser trop souvent, on finit par ne plus vous contacter" explique-t-il simplement.

"Avec Arnaud MIMOUNI, à CROSS BARZ BOXING, sa nouvelle salle, j'ai suivi une préparation basée sur le physique pour gommer quelques lacunes et il m'a fait confiance pour le reste. En fin de saison, ils étaient peu nombreux pour croiser les gants - je remercie d'ailleurs Guillaume, Romain et Henry d'avoir été là - nous avons donc décidé de miser sur la condition physique. Je crois que ça a plutôt bien marché car j'ai fait une belle prestation face un boxeur de qualité, que je connais bien. Il a une bonne anglaise et est toujours bien préparé. J'étais bien dans ma tête et j'avais envie de donner le meilleur de moi. C'est ce que j'ai fait donc rien à regretter. Si je ne prends pas ce coup au corps à quelques secondes de la fin, mon adversaire, de son propre aveu, ne gagne pas. J'ai pris le premier round largement, le deuxième un peu moins car comme il était en retard, il est devenu plus entreprenant, sans vraiment être dangereux. C'est sur cet uppercut au foie à une vingtaine de secondes de la fin que je suis compté et dans l'incapacité de repartir. Il gagne le combat là-dessus mais c'est le jeu. Après analyse, j'aurai du imprimer le même rythme qu'au premier round et ça passait. Mon adversaire a reconnu que ce n'était pas une partie de plaisir. Il a remporté le tournoi, ça veut dire beaucoup. Je suis satisfait de l'état de forme et de l'éat psychologique dans lesquels j'étais. ça m'a remotivé pour la rentrée et mon prestige fight important de fin septembre. Pour l'heure, je poursuis ma préparation physique sans mettre les gants, histoire de garder le goût et d'avoir une envie de dingue de retrouver le ring. Avoir les crocs, ça fait souvent la différence pour gagner!" tout est dit!




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